A la longue

A la longue
Je me love dans tes bras
Et je n'aimerai que toi

A la longue

Je t'aime et dans mes bras
Toi si tu ne love que moi

On prolonge

Ton manège m'enchantait
Tournoyait
Autour du sentiment de
S'y noyer
Et la terre s'est mise à valser
Sûr que le fond des cendriers
N'est pas net

Toi tu m'appelles au secours
Ma chère folie et mon amour

Ma planète

Et tu veux du silence
En veux-tu?
Des années-lumière blanches
Par dessus
Il y a le bruissement de tes ailes
Et les grands souffles qui nous appellent

A la longue

Toujours des fleuves qui remontent
Et des vomissures qui me comptent

Parmis elles

L'or c'est sûr n'est pas loin
Cherche bien
Des sutures et des points
N'y font rien
D'où vient cette créature en robe longue
Et cette fusée encore oblongue

Qui se dresse

Elle est fière et droite comme un I
Qui peut deviner comment lui
Dire qu'elle cesse

Noir Désir

# Posted on Wednesday, 13 June 2007 at 7:11 AM

Edited on Wednesday, 13 June 2007 at 2:49 PM

Je ne suis roi de rien...

Je ne suis roi de rien...
Sauf peut être, roi des cons.


"Il n'y a que des routes, il te faut bien marcher..."

# Posted on Saturday, 17 March 2007 at 9:08 AM

Edited on Sunday, 18 March 2007 at 3:22 AM

Perles d'ennui...

Perles d'ennui...
Un blog, ouais, c'était marrant au début, mais en fait, non. L'ennui, c'est CONtructif, il faut pas le gâcher. Je peux le consacrer à d'autres choses, ou à d'autres tout simplement. Et je pense que c'est ce que je vais faire ! J'avais déjà prévu un article long, mais finalement je vais l'écourter. Le temps passe trop vite, et c'est un met que l'on ne peux pas se permettre de gaspiller. Par respect pour ceux qui en manquent. Par respect pour nous même.

Donc, faute de fermeture définitive, ( j'ai du mal a assimiler la définition de « définitif » ), voilà trois points de suspension.

Le premier.
Le second.
Le dernier.

# Posted on Friday, 02 February 2007 at 1:07 PM

Dessine-moi un mouton...

++++Le problème de cette famille c'est qu'elle est depuis longtemps engagée dans une course folle sur le cercle vicieux de l'incommunicabilité et de l'absence d'écoute mutuelle.

++++Moi, dans les disputes, j'ai toujours été celui qui ferme sa gueule
++++Celui qui écoute tout et tout le monde, et même quand écouter devient impossible, qui entend tout, silencieusement.
++++Celui qui attend que les portes claquent, pour se retrouver seul avec sa propre incompétence, pour ne haïr que lui-même et pour pleurer un coup.
++++Celui qui préfère taper dans un mur, et prendre sur lui, pour comprendre et pour pardonner.

++++J'aurai voulu que mon silence soit le miroir de leurs névroses.
On ne peut pas dire que ça fonctionne vraiment... Pourtant je continuerait. Le jour ou ils sauront enfin lire en moi tout ce qu'ils y ont écrit, ils auront peur d'eux-même, de leur reflet dans mes yeux. Aucun mot pour leur répondre ! Comment, dans le vacarme assourdissant de la discorde, un mot de raison pourrait-il être entendu ? Cette raison, je ne la cherche pas. Pour la trouver il me faudrait parler. Je voudrais juste être un témoin silencieux, comme l'enfant que je fût, spectateur impuissant, debout et solitaire face à ceux qui s'affrontent sans relâche , courbant le dos, se plaignant le moins qu'il le pût. Je ne veux pas faire de moi un martyr, loin de là. Je suis aussi fou qu'eux. Ma déraison est juste profondément enfouie sous la terre encore meuble, dans le cercueil des paroles vaines, 17 allée des roses noires, au cimetière des mots, à coté du caveau familial.

++++Peut être pensent-ils que ce n'est que de l'indifférence Non, mon silence est une arme, toujours braquée sur eux, prête à repousser les cris de colère et les effusions de remords. Pourquoi ne peuvent-il pas s'en apercevoir ? Les cris de m'atteignent pas, car de la même voix qu'ils retentissent aujourd'hui, j'ai entendu autrefois tinter les clefs de la sérénité. Je vais tranquillement parmi le vacarme et la hâte. Et je me souviens de la paix qui existe dans le silence.

++++Parce que je tâche d'être heureux, c'est mon seul objectif : rien ne s'y opposera plus.

« Le bonheur ça se trouve pas en lingot, mais en petite monnaie »
Dessine-moi un mouton...

# Posted on Wednesday, 31 January 2007 at 3:16 PM

Il suffit de passer le pont...

Il suffit de passer le pont...
++++Les boutons, c'est comme les portes. Ça ouvre et ça ferme des poches, des lieux, des univers ou des temps....

Qui donc sait ce qui peut bien se trouver derrière une porte fermée ?

"Je laisse mes quatre murs entre eux, quand le ciel est bleu
je prends un parapluie pour deux quand le ciel est pluvieux"

++++Et lorsqu'une porte a été ouverte, même si elle est refermée plus tard, bloquée, condamnée, rien n'est plus jamais pareil. Un lieu visité est un lieu changé, les âmes qui le traversent ou qui ne font que le voir le modifient inévitablement. C'est aussi ça la vieillesse. La somme de toutes les portes que l'on a ouverte, et la réunion de tous les lieux que l'on à modifié. le résultat doit être d'autant plus étrange que chaque retour vers ses lieux le transforme encore, et encore, et encore, jusqu'à ce que les souvenirs deviennent vivants à leur tour, tellement modulés qu'ils ont acquis une âme qui leur est propre, et qu'ils se visitent entre eux. La mémoire est de cette alchimie, incontrôlable produit du hasard et des choix, du temps et de ses voyages... Somme des rencontres, plutôt que des départs.


"On n'a plus rien à se cacher
On peut s'aimer comme bon nous semble"


"Certains se tiennent sur l'épaule d'un géant, d'autres regardent à travers le coeur d'un ami, mais il y a des vies qui ont une histoire dont jamais l'esprit n'a de fin"
Norman Spinrad

# Posted on Wednesday, 31 January 2007 at 9:30 AM